Consideration aux gyms de coin de rue qui font des affaires sans permis


C’est un classique: des tas de gens abandonnent leur gymnasium après quelques semaines d’efforts, malgré leur résolution du jour de l’An. Mais souvent, c’est le gymnasium qui les abandonne !

Les centres de conditionnement physique se retrouvent souvent devant le juge au Québec. Plusieurs ont fermé sans rembourser leurs shoppers. Je ne parle pas des grosses bannières, mais de celui du coin.

Ainsi, depuis 2016, une cinquantaine ont été poursuivis et condamnés en vertu de la Loi sur la safety du consommateur. Certains se lancent en affaires sans permis de l’Workplace de la safety du consommateur (OPC), ce qui est illégal.

D’autres annoncent un prix mensuel, mais pas le coût whole de l’abonnement, exigent le paiement complet au lieu de plusieurs versements, ne remboursent pas (ou pas dans les délais prescrits) les shoppers qui abandonnent avant la fin, « oublient » d’indiquer la durée de l’abonnement… Certains se font condamner et récidivent !

Contrat annuel

La loi précise qu’un contrat signé avec un centre de conditionnement physique ne doit pas excéder un an.

En 2016, l’OPC avait mis la inhabitants en garde contre certains gyms qui avaient vendu des abonnements « à vie » ! Évidemment, le gymnasium percevait une forte somme, mettons 1000 $… et fermait ses portes au bout de quelques mois.

Ce que dit la Loi

Un abonnement d’un an varie de 150 $ à 700 $, selon la fréquence, la disponibilité et le kind de service offert.

Toujours selon la loi, le paiement doit se faire en deux versements ou plus, le premier au début de l’abonnement et le deuxième à la moitié.

Le gymnasium ne peut percevoir aucun versement avant que le consommateur n’ait commencé à fréquenter les lieux. Et il peut résilier sans frais ni pénalité son abonnement s’il n’a pas commencé à lever de la fonte. Il peut même le résilier s’il n’a utilisé que le dixième de son abonnement…

Pourquoi un gymnasium doit-il détenir un permis de l’OPC ? Parce qu’il doit verser un cautionnement de 20 000 $ qui permet justement de protéger les shoppers en cas de fermeture. Un tel cautionnement démontre que le commerce est administré avec sérieux. Étant donné le grand nombre de fermetures ces dernières années, il est passé de 15 000 $ à 20 000 $.

Signalons que plusieurs gyms condamnés pour n’avoir eu aucun permis ont régularisé leur scenario et payé le cautionnement.

Conseils

Gardez une copie de votre contrat et de vos preuves de paiement.

Si vous avez payé un abonnement et que le gymnasium ferme au bout de quelques semaines, s’il a son permis de l’OPC, vous pouvez recevoir une indemnité couvrant la période après la fermeture.

On s’informe ici : opc.gouv.qc.ca/consommateur/indemnisation

Certaines cartes de crédit acceptent la rétrofacturation en cas de conflit ou de fermeture d’un gymnasium (surtout si la transaction a été réalisée au téléphone ou en ligne) : communiquez avec l’émetteur ou l’OPC pour avoir des précisions.