Legault n’exclut pas la possibilité que la Caisse de dépôt augmente sa participation dans la compagnie


Le premier ministre François Legault n’écarte pas la possibilité d’augmenter la participation de l’État dans SNC-Lavalin pour protéger les emplois et le siège social de la compagnie actuellement au centre d’une importante controverse.

SNC-Lavalin tente depuis des mois d’obtenir du fédéral un accord de réparation, une nouvelle mesure insérée dans le Code criminel, qui lui éviterait de subir un procès au criminel pour des malversations qu’elle aurait commises en Libye entre 2001 et 2011. La compagnie et ceux qui l’appuient dans sa démarche soutiennent qu’un procès, dans le cas où elle serait reconnue coupable – ce qui la disqualifierait pour l’obtenir de contrats gouvernementaux – mettrait en hazard des milliers d’emplois ainsi que son siège social du Québec.

L’affaire a projeté le gouvernement fédéral dans la tourmente après que le report le mois dernier que des pressions indues avaient été faites sur l’ancienne Procureure générale Jody Wilson-Raybould pour qu’elle intervienne dans ce file pour faire en sorte que SNC-Lavalin n’aille pas en procès.

Vendredi, à Bromont, le premier ministre Legault a répété que les emplois et le siège social de SNC-Lavalin doivent être protégés. «Je veux qu’on fasse tout ce qui est potential de faire, légalement, pour protéger ces emplois-là.»

Questionné à savoir si cela comprend la possibilité qu’Investissement Québec ou la Caisse de dépôt et placement du Québec augmentent la participation de l’État dans la compagnie, le premier ministre a déclaré: «À ce moment-ci, il n’y a rien d’exclu».

De son côté, de passage à Trois-Rivières, la ministre de la Justice et Procureure générale du Québec, Sonia Lebel, a affirmé qu’elle n’a pas vu la pertinence de rencontrer des représentants de SNC-Lavalin vers la fin de l’an dernier lorsque son bureau a été approché par la compagnie relativement au refus du fédéral de lui accorder la possibilité d’un accord de réparation pour éviter un procès.

«Pour l’instantaneous, au second où on se parle, je ne vois pas l’opportunité, la pertinence pour moi de rencontrer SNC-Lavalin», a affirmé Mme Lebel, répétant qu’elle n’a pas non plus l’intention d’intervenir auprès du DPCP (Directeur des poursuites criminelles et pénales) si une state of affairs semblable survenait au niveau provincial.

«C’est inapproprié pour moi comme Procureure générale de m’immiscer dans ces décisions-là du DPCP. Le DPCP a en fundamental les outils, aura en fundamental les informations si on y vient – on est dans l’hypothèse -, et devra prendre une décision éclairée.»