Les demandes d’aide par texto en hausse chez Tel-Jeunes


Adolescent dépressif

©Photograph Depositphotos.com

La moyenne d’âge des utilisateurs de Tel-Jeunes de l’Abitibi-Témiscamingue est de 15 ans.

La technologie fait véritablement bon ménage entre le service d’intervention Tel-Jeunes et les jeunes de l’Abitibi-Témiscamingue, alors que de plus en plus d’adolescents osent prendre les devants pour recevoir de l’aide psychologique, notamment grâce aux textos.  

Chaque année, ce sont 350 adolescents de l’Abitibi-Témiscamingue qui font appel à Tel-Jeunes. Selon les données de 2018, une hausse des demandes concernant la tristesse, la solitude, la déprime et l’isolement a été notée dans la région. 

«C’est un constat qui est fait partout au Québec, souligne Myriam Day-Asselin, coordonnatrice au développement des contenus et partenariats chez Tel-Jeunes. Ce n’est pas nécessairement parce qu’il y a plus de problèmes ou de jeunes avec des troubles, c’est surtout, automobile ils se sentent de plus en plus à l’aise de nous contacter.» 

Les principaux sujets abordés par les jeunes de l’Abitibi-Témiscamingue lors de leurs appels sont la santé psychologique pour 33% (idée ou acte suicidaire, stress, inquiétude, tristesse, solitude, automutilation, pression, and so on.), la sexualité et les relations amoureuses pour 31% (grossesse, ITSS, contraception, orientation sexuelle, jeune qui veut être en amour, peine d’amour, and so on.), des demandes de renseignements divers avec 13% (infos sur nos providers, références, and so on.) et la famille en général pour 9%. 

Premier contact 

Toutefois, notons que près de 60% des jeunes de l’Abitibi-Témiscamingue qui ont contacté Tel-Jeunes au cours de la dernière année le faisaient pour la première fois. 

«Ça nous prouve que la prévention et la sensibilisation qui sont faites dans les écoles portent leurs fruits, mais aussi que tout ce qui touche à la santé mentale devient de moins en moins tabou», croit Mme Day-Asselin.  

Textos 

L’an dernier, c’est le service d’aide par message texte qui a été le plus utilisé par les jeunes de la région. 

«Le texto a gagné en popularité et est maintenant le mode de communication le plus utilisé par les jeunes de l’Abitibi-Témiscamingue», est-il indiqué dans un communiqué de l’organisme.  

«C’est easy et rapide, croit Myriam Day-Asselin, coordonnatrice au développement des contenus et partenariats chez Tel-Jeunes. Il s’agit d’ailleurs du moyen de communication préféré des garçons.» 

D’ailleurs, quant aux utilisateurs de Tel-Jeunes de la région en 2018, 84% étaient des filles et 16% des garçons. 

«Ça représente toujours un défi pour nous d’aller rejoindre les garçons, précise Myriam Day-Asselin. La pression sociale fait en sorte qu’ils se font dire qu’ils doivent toujours être forts et ne pas parler de leurs émotions. On travaille beaucoup là-dessus.»