Les marchés boursiers secoués par l’affaire Huawei


De Hong Kong à New York, les Bourses mondiales, déjà en petite forme, s’alarmaient jeudi de l’arrestation d’une responsable du groupe chinois Huawei à la demande de Washington, une décision judiciaire pouvant remettre en trigger la récente trêve commerciale sino-américaine.

L’indice vedette de Wall Avenue, le Dow Jones Industrial Common, lâchait 2% peu après l’ouverture.

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Les locations européennes ont creusé leurs pertes dans la foulée. À Paris, Francfort et Milan, les indices vedettes accusaient des baisses de jusqu’à plus de three% peu avant 15h GMT.

Ce fort repli «est lié principalement à l’arrestation de la directrice financière du groupe chinois Huawei, qui compromet les espoirs d’apaisement de tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis», a expliqué auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué à Diamant bleu Gestion.

Meng Wanzhou a été arrêtée le 1er décembre à Vancouver, au Canada. Les États-Unis réclament son extradition et une audition pour sa remise en liberté conditionnelle doit avoir lieu vendredi, selon le ministère de la Justice canadien.

Selon des informations de presse, Washington soupçonnerait Mme Meng de violation des sanctions américaines contre l’Iran.

Or cette arrestation intervient quelques jours seulement après l’annonce d’une trêve dans la guerre commerciale sino-américaine, qui pèse déjà sur la croissance mondiale.

Acté à l’subject d’une rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping, ce cessez-le-feu d’une durée de 90 jours doit permettre aux deux premières puissances mondiales de renégocier leurs relations commerciales.

La Chine a promis jeudi qu’elle allait appliquer «immédiatement» des mesures convenues avec les États-Unis lors de la rencontre entre les deux présidents, sans pour autant parvenir à rassurer les acteurs de marché.

«Les investisseurs broient à nouveau du noir et anticipent un scénario très négatif de ralentissement de la croissance mondiale», a ajouté M. Larrouturou.

Non seulement l’arrestation de Mme Meng met à mal les négociations commerciales entre Washington et Pékin, mais «elle alimente la crainte de voir la Chine prendre des mesures de rétorsion contre des entreprises américaines installées en Chine», a aussi remarqué Patrick O’Hare, de Briefing.

Avant les indices européens, les Bourses asiatiques avaient également flanché après l’annonce de cette arrestation.

Après avoir débuté sur une baisse modérée, la Bourse de Tokyo s’est enfoncée dans le rouge, l’indice vedette Nikkei lâchant 1,91%.

De leur côté, les locations chinoises ont enregistré des baisses particulièrement marquées: à Hong Kong, l’indice composite Cling Seng a chuté de 2,47%, celui de la Bourse de Shanghai a perdu 1,68% et celui de Shenzhen 2,17%.

Sans shock, ce sont les valeurs technologiques qui ont le plus souffert.

À Hong Kong, ZTE, également dans le collimateur des autorités américaines, a perdu près de 6% tandis que le géant Tencent ou encore Sunny Optical, un fournisseur de Huawei, ont lâché 5%.

À Shanghai, Wingtech Know-how a atteint la limite quotidienne de baisse (-10%) et Raisecom Know-how a perdu four%.

Sur le entrance des modifications, le marché gardait son calme pour l’instantaneous.

L’euro montait un peu face au greenback: vers 14H35 GMT, la monnaie distinctive valait 1,1390 greenback contre 1,1344 greenback mercredi à 22H00 GMT.

De leur côté, les cours du pétrole chutaient de plus de 2% dans un marché miné par ses propres préoccupations. Les investisseurs s’interrogeaient notamment quant à l’ampleur éventuelle des baisses de manufacturing qui seraient consenties par l’OPEP.

Vers 14h35 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février évoluait sous la barre des 60 , à 59,95 , sur l’Intercontinental Alternate (ICE) de Londres.





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